Poursuivant un parcours en dents scie depuis le début de la semaine, Paris termine la séance en recul. Si le marché parisien était ouvert en ce 8 mai, jour férié de commémoration de l’armistice de 1945, aucune publication française d’envergure n’a animé les échanges à l’exception de Vallourec (Paris:
FR0000120354 -
actualité) , et les volumes sont restés limités. Les deux tiers de ses valeurs en baisse, l’indice parisien a surtout souffert de la baisse de ses valeurs financières, après une série de publications décevantes en Europe (Munich Re, UniCredit (Milan:
UCG.MI -
actualité) , Barclays (London:
BARC.L -
actualité) ), et de Total, à nouveau en baisse au lendemain de résultats trimestriels sans surprise. A l’échelle européenne, le maintien par la BCE de sa garde haute contre l’inflation n’a pas permis aux marchés de se reprendre.
Le
Cac 40 (Paris: actualité) cède 0,39% à 5.055,38 points, dans un volume limité de 4,2 milliards d’euros. Ailleurs en europe, le
Dax abandonne 0,18% à Francfort tandis que le
Footsie (actualité) grappille 0,05% à Londres. A New York, le
Dow Jones (actualité) progresse de 0,35% à 12.859,78 points.
Après avoir franchi pour la première fois la barre des 123 dollars hier en début de soirée et malgré la publication de
stocks hebdomadaires de pétrole supérieurs aux attentes, le baril WTI de livraison juin plie mais se maintient à des niveaux élevés. Il s’inscrit ainsi à 122,57 dollars après un nouveau record à 123,93 dollars hier. L’euro se reprend à 1,5401 dollar après la conférence de Jean-Claude Trichet, dans la foulée du statu quo monétaire de la BCE. Au cours cette intervention, le président de la BCE a essentiellement maintenu ses positions. S’il a concédé que la croissance faiblit dans la Zone euro, il a également pointé du doigt le niveau toujours élevé de l’inflation, indiquant ainsi qu’un assouplissement de la politique monétaire n’est pas encore à l’ordre du jour.
Aux Etats-Unis, deux batteries de statistiques ont été publiées. Les données hebdomadaires de l’emploi n’ont pas réservé de mauvaise surprise. 365.000 demandes d’allocations ont été déposées au 3 mai, un montant légèrement inférieur à celui de 370.000 attendu. Le nombre des inscriptions enregistrées la semaine précédente a cependant été revu en hausse de 380.000 à 383.000. Les stocks des grossistes américains ont reculé de 0,1% en mars, après une hausse de 0,9% un mois plus tôt (révisé de +1,1%). Sur un an, les stocks affichent une progression de 6,8%. Les économistes interrogés par Reuters tablaient sur une augmentation de 0,5% des stocks en mars. C’est la première baisse de l’indicateur depuis décembre 2006. Les ventes des grossistes ont dans le même temps augmenté de 1,6%, après une baisse de 0,5% en décembre (révisé de –0,8%).
Aux valeurs, les trimestriels de
Vallourec ont déçu. Le résultat net a plié de plus de 20% sur la période, à 193,3 millions d’euros. Le résultat brut d’exploitation a diminué de 19,5%, à 341,8 millions d’euros et le bénéfice d’exploitation de 21,5%, à 310,7 millions, pour un chiffre d’affaires en recul de 4,8% à 1,38 milliard d’euros (-0,1% en comparable). Des réalisations inférieures aux attentes du marché liées à la faiblesse du billet vert face à l’euro et la hausse des cours des matières premières. L’équipementier pour l’industrie pétrolière confirme néanmoins qu’à périmètre comparable le volume de
production en 2008 " devrait être équivalent à celui de 2007 " ainsi que sa prévision d’une stabilité " au moins " de son chiffre d’affaires annuel à périmètre comparable. Il affirme par ailleurs sa volonté de répercuter sur ses prix de vente la hausse des cours des matières premières et l’évolution défavorable de la parité entre l’euro et le dollar. Profitant de rumeurs d’une montée au capital de Bolloré, le titre progresse de 2,31% à 182,38 euros après avoir chuté de 7% en ouverture.
Eiffage (+0,42% à 58,41 euros) a pour sa part annoncé un chiffre d’affaires de 2,97 milliards d’euros à fin mars, en hausse de 10,4%. Le carnet de commandes est pour sa part en progrès de 6,8% au 1er avril, à 10,1 milliards d’euros, contre 9,8 milliards d’euros au 1er janvier.
NRJ Group (Paris: FR0000121691 - actualité) (-2,36% à 5,36 euros) a accusé une baisse de 15,4% de ses facturations au premier trimestre, à 79,9 millions d’euros. A périmètre et taux de change comparables, le recul ressort à 13,2%. Sur le plan des résultats, le groupe de radios annonce d’ores et déjà que le résultat opérationnel courant est en repli, du fait du recul de l’activité et du développement des activités (renforcement des grilles de programmes des radios et des chaînes de télévision, poursuite de l’acquisition de clients dans la téléphonie mobile).
Dans le sillage de leurs homologues américaines, et après des nouvelles décevantes dans le secteur en Europe, avec les publications de sociétés comme Munich Re, UniCredit, Barclays, les
banques affichent parmi les plus forts reculs du jour.
Société Générale cède 2,53% à 74,11 euros,
Crédit Agricole 1,95% à 21,51 euros et
BNP Paribas (Paris: FR0000131104 - actualité) 1,25% à 68,890 euros. Hier, les autorités américaines ont annoncé que de nouvelles conditions, plus restrictives, pourraient être imposées aux entreprises du secteur ; elles pourraient ainsi affecter la croissance des bénéfices. A l’inverse,
Alstom se distingue, progressant de 3,16% à 150,59 euros, au lendemain de la publication de bons comptes annuels. Oddo a relevé son objectif de cours à 175 euros.