La rumeur de l'échec de la cession des usines françaises circulait depuis plus d'une semaine. Selon la presse du jour, elle devrait être confirmée aujourd'hui par la
filiale d'
EADS (Paris: NL0000235190 - actualité) . Airbus abandonnerait donc son projet de vendre les sites de Méaulte et de Saint-Nazaire à
Latecoere (Paris: FR0000032278 - actualité) . Le groupe va plutôt filialiser les deux sites français au sein d'une
holding commune, en vue de les vendre ultérieurement...
Comme en Allemagne, où l'avionneur avait dû renoncer à céder 3 usines à OHB, la baisse du Dollar, la hausse des taux de crédit et le durcissement des garanties bancaires ont fait capoter l'opération...
Par ailleurs, Airbus a confirmé hier les craintes de nouveaux retards de livraison pour l'Airbus A380. Le constructeur européen d'avions a reconnu que son président, Thomas Enders, avait envoyé une lettre aux compagnies clientes pour évoquer une "situation tendue" dans le passage à l'industrialisation du processus de fabrication du très gros porteur.
De 13 appareils produits artisanalement cette année, le rythme devait ainsi passer à 25 en 2009, puis à 4 appareils par mois courant 2010. Des hypothèses qui paraissent difficiles, voire impossibles à tenir aujourd'hui. Or, tout nouveau retard du programme A380 reportera le redressement des comptes d'Airbus et déclenchera la colère des clients (dont Emirates, Lufthansa (Xetra: 823212 - actualité) et Air France KLM), qui ne manqueront pas de réclamer des indemnisations substantielles...