PARIS (AP) - Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque a épinglé jeudi "un problème de méthode" dans la décision gouvernementale d'augmenter le minimum vieillesse, les partenaires sociaux se retrouvant dans la
position de "décider" de la manière de financer "des promesses électorales". "Le président a parlé d'augmenter de 25% sur cinq ans alors qu'on commence à rentrer dans le débat sur les retraites: il décide déjà sans nous dire comment on va financer", a-t-il déploré sur LCI. "On a un vrai problème sur la méthode et la façon de fonctionner". "C'est un partage des rôles que je n'accepte pas, le président décide des dépenses et nous on déciderait des
recettes: on nous demande de décider comment les salariés vont payer des promesses électorales", a-t-il renchéri. "Ce n'est pas un fonctionnement normal dans une démocratie". La prime de 200 euros attribuée aux bénéficiaires du minimum vieillesse "est une bonne chose pour ceux qui vont en bénéficier" mais "cela pose un problème de méthode de financement", a martelé le leader syndical. De même l'augmentation de 25% du minimum vieillesse "est un objectif qui est bien" tout en posant un autre "problème", a analysé François Chérèque. "On va avoir un niveau de minimum vieillesse qui sera le même pour ceux qui ont travaillé et ceux qui n'ont pas travaillé". AP ljg/mw