PARIS (AP) - Le président Nicolas Sarkozy a reçu jeudi matin les organisations syndicales de l'usine Kléber de Toul (Meurthe-et-Moselle), leur assurant à cet occasion du "soutien de l'Etat aux projets de revitalisation" du bassin de Toul et de sa "volonté de travailler avec les partenaires locaux et le groupe Michelin à un plan global de réindustrialisation". Le 3 octobre dernier, Michelin avait annoncé la fermeture de ce site d'ici à 2009, évoquant des coûts de
production élevés et un contexte concurrentiel difficile. Reçus mardi soir à l'Elysée, les co-gérants du groupe Michelin, Michel Rollier et Jean-Dominique Senard, se sont engagés "fermement" à retrouver un
emploi "dans les meilleures conditions" aux 810 salariés de l'usine Kléber Pneumatiques. Dans un communiqué diffusé jeudi, l'Elysée précise que M. Sarkozy a fait part aux syndicats de sa volonté de se rendre lui-même à Toul "pour visiter le site, rencontrer les salariés et annoncer la finalisation de ce plan". Aucune date n'a été donnée. A l'issue de la rencontre, Pascal Brigandet, délégué syndical CFTC de l'usine, a précisé que M. Sarkozy avait "présenté deux projets industriels de revitalisation du site. Mais le problème, c'est que, nous, on veut continuer à faire du pneu". Selon lui, l'un des projets implique le groupe Suez et concerne le retraitement de déchets de pneumatiques. Selon lui, le chef de l'Etat leur a dit qu'il viendrait sur le site "d'ici une semaine à 15 jours". Cependant, M. Sarkozy "ne peut pas décider pour le groupe Michelin. Pour lui, c'est fini le pneumatique, il faut penser à autre chose". Jacques Auxerre, délégué FO, a renchéri: "Il y a un président, mais c'est les patrons qui gouvernent". Toutefois, "si l'Etat pouvait faire quelque chose pour éviter les délocalisations, ce serait bien". AP co/mw