Au 3ème trimestre 2009,
Lafarge (LG.NX - actualité) a vu son activité reculer de -20% (-16% en données constantes) à 4,252 Milliards d'Euros, pour un résultat d'exploitation courant en retrait de -28% à 852 ME (-22% à données constantes) et un bénéfice net de 404 ME (-38%). Le consensus s'établissait à 386 ME (Bloomberg). Le cash flow libre est en retrait de -13% à 836 ME, tandis que la dette nette a été abaissée de 775 ME sur le trimestre.
Sur neuf mois, Lafarge a dégagé un chiffre d'affaires de 12,243 MdsE (-15% en publié, -14% en données constantes) sur un résultat d'exploitation courant de 1,983 MdE (-29% en publié, -26% à périmètre et change constants), soit une marge de 16,2% (-320 points) et un bénéfice net divisé par deux à 774 ME. Le cash flow libre est en hausse de 57% à 1,71 MdE. La dette est passée en un an de 17,8 MdsE à 14,613 MdsE.
Sur le 3ème trimestre, "les tout premiers signes de stabilisation du ralentissement économique mondial" sont apparus, selon le président Bruno Lafont, qui n'attend cependant qu'un redressement des volumes sur la seconde moitié de 2010 dans les pays développés. "La vitalité des marchés émergents sur lesquels nous sommes positionnés, à l'exception de l'Europe Centrale et de l'Est, a soutenu nos résultats. Nous continuerons à bénéficier l'année prochaine de l'avantage stratégique que nous donne ce portefeuille géographique", estime le dirigeant.
Le cimentier resserre vers le bas sa projection de décroissance des volumes cette année. Ils devraient ainsi reculer de "-6% à -8%" contre "-4% à -8%" estimé le 31 juillet dernier. Il s'agit de la 3ème révision, bien qu'il s'agisse juste d'un ajustement, depuis février dernier puisqu'initialement, le groupe tablait que "0 à -3%" avant de modifier en avril sa projection à "-2 à -5%". "Globalement, les prix devraient rester solides sur l'année à l'exception d'un petit nombre de marchés. La baisse des coûts énergétiques observée au troisième trimestre devrait se poursuivre au quatrième trimestre par rapport à 2008", explique la direction.
Au-delà de 2009, l'amélioration progressive de la situation économique, associée aux plans de relance des gouvernements et à leur part importante de dépenses d'infrastructures annoncées, devraient avoir un impact positif sur les marchés de prédilection du groupe "à partir de la seconde partie de 2010". "Par ailleurs, dans les économies en développement, la demande de ciment restera structurellement soutenue par les besoins à long terme liés à l'urbanisation, à la croissance démographique et aux infrastructures", conclut Lafarge.