PARIS, 6 mai 2008 (AFP) - Le président de la CFE (Brussels:
CFEB.BR -
actualité) -CGC Bernard
Van Craeynest a estimé mardi que le projet d'offre "raisonnable" d'
emploi du gouvernement, permettant de sanctionner les chômeurs, relevait de l'"effet d'annonce" et qu'il fallait "tenir compte des situations particulières".
"On est dans l'effet d'annonce, montrer aux Français qu'on agit, qu'on veut sanctionner d'éventuels tire-au-flanc", a estimé M. Van Craeynest sur RTL, soulignant que les "tire-au-flanc" n'étaient "pas la majorité" des chômeurs de longue durée.
"Vouloir agiter des sanctions, c'est difficile dans la mesure où l'on sait qu'il y a des métiers qui s'épuisent, qu'il y a des besoins de reconversion. Ces reconversions se préparent, c'est de la formation qui doit être mise en place, ça ne se fait pas en trois mois. Il faut tenir compte des situations particulières", a-t-il ajouté.
M. Van Craeynest a souligné la nécessité d'adaptation des salariés, et notamment des jeunes, "aux évolutions techniques et technologiques" sur le marché de l'emploi.
"La question qui est posée dans notre pays, c'est: n'est-on pas en train d'inventer des nouvelles méthodes pour tirer davantage les salaires vers le bas?" dans un contexte de concurrence mondialisée, s'est interrogé le leader la centrale des cadres.
Le gouvernement veut mettre en place un système de sanctions pour les chômeurs qui ne donneraient pas suite, à deux reprises, à des offres "raisonnables" d'emploi de l'ANPE. Les sanctions seront graduellement plus sévère, par palier de 3, 6 et 12 mois.