PARIS (AFP) - L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a souligné mercredi qu'un président de la République "n'est pas un fusible", alors que Nicolas Sarkozy, qui "s'expose beaucoup", semble jouer ce rôle.
Le chef de l'Etat, qui "s'expose beaucoup", "souffre de cette exposition, et son Premier ministre se trouve ainsi protégé", a commenté M. Raffarin sur i-Télé, interrogé sur la baisse de Nicolas Sarkozy dans les sondages.
"Le Premier ministre en profite, les rôles sont de ce point de vue un peu inversés", a-t-il ajouté.
Selon le vice-président de l'UMP, "il ne faut pas laisser le président de la République sans protection, car dans un pays qui a le sang chaud, on a besoin de fusibles, et un président, ce n'est pas un fusible".
M. Raffarin a cependant affirmé que "dans les cartons du gouvernement, il y a de bonnes nouvelles, après le livret A, le livret d'épargne populaire, le minimum vieillesse, le contrat de travail, le traité simplifié".
"Je crois que ça peut nous aider pour les municipales", a-t-il ajouté.
"Pour le moment on juge janvier, et janvier n'était pas excellent. Je pense que février doit être pour la majorité un meilleur mois, et je pense que dans des élections comme les élections municipales et cantonales, des gens se décident dans les derniers jours, voire les dernières heures", a-t-il dit.
Concernant les municipales, "je crois qu'on va stabiliser nos positions", a-t-il pronostiqué. "Par rapport au succès de 2001, on peut peut-être avoir un rééquilibrage de manière à ce qu'on soit à 50/50".