Les prix du
pétrole baissaient vendredi à l'ouverture des échanges à New York, la dégradation plus importante que prévu du marché de l'
emploi américain alimentant les craintes d'une nouvelle dégradation de la
consommation d'énergie aux Etats-Unis.
Vers 13H10 GMT sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en octobre s'échangeait à 107,50 dollars, en baisse de 39 cents par rapport à son cours de clôture jeudi.
"Le marché reste inquiet quant à la demande d'énergie aux Etats-Unis", premier consommateur mondial d'or noir, a expliqué Bart Melek, de BMO Capital Markets.
Confirmant les craintes d'un nouvel affaiblissement de la croissance, le chômage a bondi en août à son plus haut niveau en cinq ans, tandis que l'économie supprimait des emplois pour le huitième mois consécutif.
Ces chiffres sont ressortis plus mauvais encore que ce que prévoyaient les analystes, a souligné M. Melek.
La dégradation du marché de l'emploi laisse présager le pire pour la consommation, expliquent les analystes, alors les chiffres de la demande de produits pétroliers aux Etats-Unis s'affichent déjà en recul par rapport à l'an dernier.
"La crainte, maintenant, c'est que cette baisse de la consommation ne se propage en Europe et en Asie", où les économies commencent à caler, a ajouté M. Melek.
Les investisseurs gardaient cependant un oeil sur l'ouragan Ike, qui pourrait se diriger la semaine prochaine vers le golfe du Mexique.
L'importante production pétrolière (1,3 million de barils par jour) de la zone reste en grande partie interrompue depuis le passage de Gustav.
Autre événement attendu par le marché, la réunion mardi à Vienne de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), qui fournit 40% environ de l'offre mondiale de brut.
Le cartel pétrolier semble parti pour maintenir ses niveaux de production, mais certains membres commencent à demander une baisse de la production pour enrayer la chute des cours.