PERTH (Reuters) - Les cours du pétrole progressaient très légèrement lundi, marquant une pause après le bond de plus de 3% de la fin de la semaine dernière provoqué par l'annonce de nouveaux sabotages d'infrastructures pétrolières au Nigeria et par les tensions géopolitiques entre l'Iran et l'Occident.
A 5h50 GMT, le contrat juin sur le brut léger américain gagnait 21 cents, soit 0,18%, à 116,53 dollars le baril et le Brent prenait 20 cents (0,17%) à 114,76 dollars.
"Les prix restent à un niveau élevé au vu des fondamentaux et du fait d'un recul de la demande pour des questions de saisonnalité. Les problèmes géopolitiques et les inquiétudes sur l'approvisionnement sont évidemment des soutiens importants pour les cours", a estimé Gerard Burg, analyste chez National Australian Bank.
Royal Dutch Shell a été contraint de réduire encore davantage sa production au Nigeria après une attaque de rebelles sur l'une de ses installations dans le delta du Niger.
Le géant pétrolier anglo-néerlandais a amputé sa production de 164.000 barils (ou équivalent) par jour depuis le sabotage de l'un de ses oléoducs au Nigeria le mois dernier.
Au Moyen-Orient, l'ayatollah Ali Khamenei a déclaré dimanche que l'Iran ne renoncerait pas à ses droits face aux pressions occidentales, deux jours après l'annonce par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de nouvelles propositions à venir pour inciter Téhéran à renoncer à son programme nucléaire.
De nouveaux accrochages entre la Turquie et les militants kurdes dans le nord de l'Irak ont également contribué à maintenir les cours du pétrole à un niveau élevé.
Fayen Wong, version française Benoit Van Overstraeten