Les provisions pour risques sur les crédits bancaires classiques de la Société générale devraient rester stables dans les prochains trimestres après avoir culminé à environ 1,2 milliard d'euros depuis trois trimestres, a déclaré mercredi Séverin Cabannes, directeur général délégué de la banque.
"Sur le coût du risque lié aux activités de prêts classiques, nous sommes sur un plateau depuis trois trimestres, autour de 1,2 milliard d'euros", a-t-il dit dans une interview à Reuters quelques heures après la publication des résultats du troisième trimestre de la banque.
"Hors impact des 'impairments', le coût du risque devrait rester globalement stable sur les trimestres à venir", a ajouté le directeur général délégué de la troisième banque française par la capitalisation boursière.
La banque a fait état d'un bénéfice net multiplié par 2,3 au troisième trimestre, à 426 millions d'euros.
Les comptes du troisième trimestre intègrent pour 751 millions d'euros de dépréciations dans la banque de financement et d'investissement (BFI), dont 204 millions liés à la valorisation en valeur de marché (mark-to-market) de son portefeuille de CDS et 326 millions liés à la réévaluation de la dette de la banque.
""Nous n'anticipons plus de grandes fluctuations sur le mark-to-market de notre portefeuille de CDS et sur notre dette propre", poursuit Séverin Cabannes.
Interrogé sur les ambitions de croissance externe de la banque, le directeur général délégué de la Socgen ne voit pas de grandes fusions internationales en Europe au cours des 24 prochains mois.
"Sur les 18 mois à deux ans qui viennent, nous ne voyons pas de grande fusion transfrontières en Europe", a-t-il souligné.
La banque, qui n'exclut pas de faire des acquisitions dans la banque de détail en Europe centrale et dans la banque privée, dit être dans "une phase d'observation" car "pour le moment, les actifs ne sont pas encore à vendre", a fait remarquer Séverin Cabannes.
Objet de rumeurs récurrentes, démenties, de rapprochement, la Socgen réaffirme régulièrement sa volonté d'indépendance.
Matthieu Protard et Sudip Kar-Gupta, édité par Marc Angrand