Wall Street s'affirmait une fois de plus en vive hausse ce lundi, dopé par les dernières statistiques, avec des chiffres redonnant espoir sur le marché
immobilier... Le DJIA prenait finalement 2,61% à 8.427 pts et le
Nasdaq (NASDAQ: actualité) 2,58% à 1.764 pts.
Selon la National Association of Realtors américaine ce lundi, l'indice des promesses de ventes de logements anciens a augmenté encore de 3,2% en mars 2009, en comparaison de février, et s'affiche même en hausse de 1,1% en glissement annuel. L'indice est basé sur les contrats signés en mars sur les logements existants. Lawrence Yun, économiste de la NAR, se félicite de cette performance traduisant la réponse des primo-accédants à des conditions d'accession à la propriété "très favorables", et au crédit fiscal de 8.000$ de l'administration américaine.
D'après le Département américain au Commerce ce lundi, les dépenses de construction US de mars 2009 ont augmenté de 0,3% par rapport au mois antérieur, soit la meilleure progression depuis septembre. La hausse des dépenses est une surprise, alors que les économistes anticipaient en moyenne un déclin de 1,4%. La tendance positive de mars s'explique surtout par la solidité de l'immobilier non-résidentiel et les projets gouvernementaux. En glissement annuel, les dépenses de construction ont baissé de 11%, à 970 Mds$ environ.
Les résultats détaillés du "stress test" de l'administration Obama (soit ceux du Supervisory Capital Assessment Program) imposé aux 19 grandes banques américaines, seront finalement connus jeudi et non pas ce lundi comme initialement annoncé. Rappelons que la Fed de Ben Bernanke avait déjà expliqué que la majeure partie des banques était bien capitalisée.
Cela ne semblerait toutefois pas être le cas de deux grands établissements de la cote américaine, Citigroup (NYSE: C - actualité) et Bank of America (NYSE: IKJ - actualité) . Selon plusieurs rapports médias, Citi et BofA étudieraient des plans pour lever chacune plus de 10 Mds$ de fonds, suite aux conclusions préliminaires des tests de l'administration Obama. Dans le même temps, ces deux institutions financières majeures devraient aussi essayer de convaincre le Département américain au Trésor ainsi que la Fed que les conclusions des tests les concernant étaient trop pessimistes, ajoute le Financial Times.
Notons également que Warren Buffett, le dirigeant de Berkshire Hathaway (NYSE: BRK-A - actualité) qui détient des parts importantes dans US Bancorp (NYSE: USB - actualité) , Wells Fargo et M&T Bank (trois autres banques soumises aux tests), a critiqué le stress test, jugeant peu pertinents les indicateurs pris en compte dans les différentes hypothèses d'évaluations de l'administration américaine.
Fiat (Milan: F.MI - actualité) a l'intention de devenir un poids-lourd de l'automobile mondiale ! L'Italien a dévoilé hier soir ses ambitions, et son patron, Sergio Marchionne, s'est confié au Financial Times de ce lundi. Après son alliance avec Chrysler, le Groupe confirme être en négociation avec General Motors (NYSE: GM - actualité) à propos du rachat de sa filiale européenne, qui comprend l'allemand Opel et le suédois Saab (Stockholm: SAABB.ST - actualité) et le britannique Vauxhaull. Sergio Marchionne est attendu ce lundi à Berlin pour présenter son projet aux ministres allemands de l'Economie et des Affaires étrangères... L'objectif du dirigeant est de marier les actifs automobiles de Fiat, regroupés dans Fiat Auto (marques Fiat, Alfa Romeo, Ferrari et Mazzerati) avec GM Europe (Opel, Saab, Vauxhall) ainsi qu'avec sa part de 20% dans Chrysler, qui pourrait à terme être portée à 35% puis jusqu'à 51%.
Ce nouvel ensemble, baptisé temporairement "Fiat-Opel" représenterait un chiffre d'affaires annuel de 80 Milliards de dollars et 6 à 7 millions de véhicules vendus par an, ce qui le placerait au deuxième rang mondial, à peu près ex-aequo avec l'allemand Volswagen, derrière le japonais Toyota et devant l'alliance Renault (Paris: FR0000131906 - actualité) -Nissan, Ford et General Motors (dans son nouveau périmètre). Marchionne affirme au Financial Times que "d'un point de vue technique et industriel, un tel mariage (avec GM Europe) serait orchestré au paradis". Il espère pouvoir boucler l'opération avant la fin du mois de mai, et envisage de coter le nouvel ensemble en bourse. Après l'opération, la participation de 30% de la famille Agnelli dans Fiat Auto serait diluée et GM deviendrait un actionnaire minoritaire du nouvel ensemble, précise-t-il. Toujours selon le dirigeant italien, un mariage entre Fiat et Opel permettrait de dégager des synergies annuelles de 1 MdE en regroupant leurs différentes plateformes de production...
VALEURS DU JOUR
Berkshire (+2%). La firme d'investissement du Nebraska Berkshire Hathaway a publié pour son 1er trimestre 2009 un bénéfice en retrait en glissement annuel, victime des conditions économiques. Le bénéfice opérationnel a totalisé 1,7 Md$ contre 1,9 Md$ l'an passé. Le Groupe termine le trimestre avec 22,7 Mds$ de cash et équivalents, ce qui lui laisse encore une grosse marge de manoeuvre. Warren Buffett, le légendaire dirigeant de Berkshire, fait état depuis la clôture des comptes d'un investissement réalisé pour 3 Mds$. En marge des publications, Buffett a par ailleurs été quelque peu critique vis-à-vis du fameux "stress test" de l'administration Obama imposé aux grandes banques. Berkshire détient d'importantes participations au sein de trois banques soumises aux tests, à savoir Wells Fargo, M&T Bank et US Bancorp. Warren Buffett juge que ces trois établissements n'ont pas besoin de capitaux additionnels.
Sprint Nextel (NYSE: S - actualité) (+7%) a publié pour son 1er trimestre 2009 clos fin mars une perte nette de 594 M$ et 21 cents par titre, contre 505 M$ de déficit et 18 cents par action l'an dernier, sur la même période. Les revenus reculent quant à eux de 12% à 8,21 Mds$, contre 9,33 Mds$ sur le 1er trimestre fiscal 2008. Le Groupe aurait perdu en effet 182 milliers d'abonnés dans un environnement concurrentiel rude, face aux rivaux AT&T (NYSE: T - actualité) et Verizon (NYSE: VZ - actualité) . Hors éléments non-récurrents, Sprint aurait encore perdu 3 cents par action sur le trimestre clos, soit une performance proche du consensus... L'opérateur télécom américain Sprint Nextel serait en phase de négociations finales avec le Suédois Ericsson en vue d'un accord de sous-traitance de gestion de son réseau de téléphonie cellulaire, croit savoir le Wall Street Journal. Ainsi, 5.000 à 7.000 emplois américains de Sprint pourraient être transférés chez l'équipementier scandinave. Le WSJ ajoute que les discussions pourraient encore durer quelques semaines. L'accord éventuel permettrait de réduire les coûts du réseau de Sprint d'un cinquième, alors que l'opérateur US payerait jusqu'à 2 Mds$ sur plusieurs années à Ericsson (Stockholm: ERIC-B.ST - actualité) .
Pepsi Bottling Group (stable) a annoncé que son Conseil d'administration avait repoussé la proposition de rachat de PepsiCo (NYSE: PEP - actualité) , jugée globalement "inadéquate", pour l'acquisition de tous les titres ordinaires PBG non-encore détenus par PepsiCo. L'offre en cash et actions est donc rejetée par le Board de PBG, sur une recommandation unanime du Comité spécial d'administrateurs indépendants, conseillé par Morgan Stanley (NYSE: MS - actualité) et Cravath, Swaine & Moore. PBG note que l'offre d'acquisition a été effectuée juste avant la publication d'un solide 1er trimestre 2009 de Pepsi Bottling, le 22 avril, au-dessus des attentes de Wall Street. PBG avait alors rehaussé ses prévisions financières de bénéfice et de free cash flow opérationnel. PBG estime que la valeur de l'offre est significativement inférieure à la valeur intrinsèque du Groupe, et en dessous des transactions comparables. En outre, le deal proposé par PepsiCo n'offrirait pratiquement aucune prime compte tenu des derniers résultats financiers de PBG, et sous-estimerait les synergies.
Loews (NYSE: LTR - actualité) (+8%) a affiché au 1er trimestre fiscal un déficit net de 647 M$ et 1,49$ par action, contre un bénéfice net de 662 M$ et 1,05$ par titre sur la même période, un an plus tôt. Les ventes trimestrielles ont corrigé à 3,02 Mds$ contre 3,61 Mds$. Le déficit des opérations continues totalise 647 M$ également, 1,49$ par titre, contre 409 M$ de profits et 77 cents de bpa l'an dernier. Le Groupe précise que ces comptes reflètent une charge non-cash de dépréciations de 1 Md$ environ, soit 660 M$ après imposition, sur la valeur des propriétés de HighMount.
Tyson Foods (+11%) a dévoilé pour son second trimestre 2009 une perte nette de 104 M$ et 28 cents par titre, contre 5 M$ et 2 cents par action un an avant. Le Groupe alimentaire américain a affiché des ventes stables à 6,3 Mds$ environ. Le Groupe estime qu'il est encore trop tôt pour évaluer les conséquences de la grippe mexicaine sur les comptes.
Estee Lauder (NYSE: EL - actualité) (+18%) a affiché au 3ème trimestre fiscal 2009 un bénéfice net de 27,2 M$ et 14 cents par titre, en baisse de 70% en glissement annuel, contre un profit de 90,1 M$ et 46 cents par action l'an dernier. Les ventes sur ce trimestre clos fin mars totalisent 1,70 Md$, en baisse de 9,8%. Hors charges de restructurations, le bpa serait ressorti à 16 cents contre 5 cents de consensus. Le Groupe table sur un bpa hors éléments non-récurrents (restructurations et exceptionnels) entre 1,32 et 1,44$ sur l'exercice, sur des ventes en baisse de 1% jusqu'à 3% hors impact des devises. Les effets de changes devraient impacter négativement les ventes annuelles de 5-7%.
Sysco (NYSE: SYY - actualité) (-4%) a annoncé ce lundi un bénéfice net de 226 M$ et 38 cents par titre, en repli de 6% en glissement annuel, contre 241 M$ et 40 cents par titre l'an dernier. Les ventes ont régressé de 4,5% à 8,7 Mds$, contre 9,15 Mds$. Le Groupe de Houston, fournisseur de services alimentaires, affiche un bpa conforme au consensus.