Les 1 000 entreprises mondiales qui dépensent le plus en recherche et développement (R&D) ont globalement augmenté de 5,7 % leur dépense de recherche en 2008, soit environ autant que leur chiffre d'affaires (+ 6,5 %), malgré la crise, selon une étude du cabinet de conseil en stratégie Booz & Co, publiée lundi 2 novembre.
Les entreprises continuent donc de consacrer une part constante de leur chiffre d'affaires à la recherche. Ni plus, comme le souhaitent certains économistes qui estiment que la crise devrait inciter les firmes à investir davantage en recherche, pour mieux repartir après la crise. Ni moins, comme le redoutaient aussi les mêmes experts, craignant que la baisse drastique des investissements, dans les entreprises, n'affectent aussi la R&D. Ce qui ne semble donc pas avoir été le cas.
Les progressions sont variables selon les secteurs. Forte dans celui de la santé, le plus 'intensif' en recherche - c'est-à-dire dont la dépense de recherche ramenée au chiffre d'affaires est la plus importante. Plus modeste dans l'automobile. Le japonais Toyota reste néanmoins l'entreprise (tous secteurs confondus) qui dépense le plus en R&D (près de 9 milliards de dollars, soit 6 milliards d'euros). Dans la défense et l'aérospatiale, les budgets de recherche ont diminué.
Quarante-six entreprises françaises figurent dans ce classement. Le laboratoire pharmaceutique Sanofi-Aventis, première société française pour ses investissements en R&D, est la dixième mondiale.
Les perspectives sont plus sombres pour 2009. Les entreprises qui déclarent leur budget de R&D trimestriel (soit environ la moitié de celles figurant dans l'étude) l'ont globalement réduit de 7,4 % durant le premier trimestre. Face à un budget resserré, les firmes modifient leurs priorités. Elles favorisent le développement de produits au détriment de la recherche.
Un budget prépondérant
Le budget de R&D des sociétés américaines, européennes et japonaises continue d'être prépondérant : il représente 94 % du budget des 1 000 entreprises recensées par Booz & Co. Mais, entre 2003 et 2008, il n'a progressé que de 7,2 % annuellement, soit nettement moins qu'en Chine et en Inde, où la dépense de R&D des entreprises a globalement augmenté de plus de 30 % durant cette période.En lire plus sur LeMonde.fr
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