Après une première baisse au mois de mai, le nombre des demandeurs d'emploi a de nouveau reculé en juin en Espagne. Selon les chiffres publiés jeudi 2 juillet par le ministère du travail, il y a eu 55 250 chômeurs en moins par rapport au mois précédent (- 1,53%). 'Il s'agit objectivement d'un très bon chiffre, s'est réjoui le chef du gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero. En deux mois, nous avons eu 80 000 chômeurs en moins.'
La nouvelle a été saluée par la secrétaire d'Etat à l'emploi, Maravillas Rojo, comme 'le plus fort recul pour un mois de juin depuis 2001'. L'embellie reste néanmoins timide après une augmentation massive du chômage de 49,1 % en douze mois.
Depuis l'été 2008, près de 1,2 million de personnes supplémentaires ont grossi les files d'attente devant les bureaux de l'emploi. Selon les statistiques de l'Union européenne, rendues publiques jeudi, le taux de chômage espagnol est, avec 18,7 %, le plus élevé de toute la zone euro.
L'amélioration constatée en mai-juin, notamment dans le secteur des services et de la construction, est le signe, d'après M. Zapatero, 'que les mesures prises par le gouvernement font effet'.
Le plan d'investissement de 8 milliards d'euros, baptisé 'Plan E' débloqué fin 2008 à l'intention des collectivités locales, aurait permis à 16 367 chômeurs du BTP de retrouver du travail en juin. Les multiples chantiers ouverts grâce à cette enveloppe exceptionnelle emploient près de 400 000 personnes, soit 40 % de plus que prévu par le gouvernement.
Si le nombre de chômeurs a également diminué dans le secteur des services (- 1,54%), c'est grâce au lancement de la saison touristique et aux embauches saisonnières dans l'hôtellerie.
La prime à la casse, instaurée fin mai, aurait également un impact sur l'emploi dans le secteur automobile : les immatriculations n'ont baissé que de 15,9 % en juin alors que depuis le début de l'année, les ventes de voitures neuves ont chuté de 40 % à 50 %.
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