EDF (Paris: FR0010242511 - actualité) paie au prix fort ce matin les incertitudes sur son développement aux Etats-Unis, avec un titre qui chute de 3,8% à 32,18 Euros peu après l'ouverture de la
Bourse de Paris. Suite au gel du projet de rapprochement avec Constellation Energy (NYSE:
CEG -
actualité) , début juin, la justice américaine a refusé hier d'étudier l'appel formulé par Constellation, prolongeant donc l'incertitude sur ce projet. Un appel interjeté après que la Commission des services publics du Maryland eut exigé la tenue d'une procédure d'approbation préalable au projet, estimant qu'EDF pourrait influencer l'activité de
distribution d'électricité de son partenaire américain. Initialement, EDF et Constellation espéraient conclure leur rapprochement avant le 17 septembre prochain, mais le calendrier est désormais à risque. Constellation s'est dit "très déçu" dans un communiqué et a réaffirmé sa position selon laquelle l'opération n'avait pas besoin d'être soumise à une procédure d'agrément, EDF restant en dessous du seuil des 50%, avec 49,9% du capital de la société commune.
Les courtiers ne sont pas étrangers aux difficultés du titre en matinée. Morgan Stanley (NYSE: MS - actualité) a dégradé de "surpondérer" à "pondération en ligne" sa recommandation et coupé de 50 à 40 Euros son objectif, tandis qu'UBS (Virt-X: UBSN.VX - actualité) , qui reste acheteur, a réduit de 54 à 50 Euros le sien. Des décisions qui ne s'appuient pas sur la décision américaine de la veille mais plutôt sur les fondamentaux de l'entreprise, après les grèves dans les centrales nucléaires et les incertitudes sur les tarifs de l'électricité.