Le fabricant de bateaux
Poncin Yachts (Paris: FR0010193052 - actualité) a obtenu une réduction de moitié de sa dette financière avec un rééchelonnement sur 7 ans. Le Directeur Financier de Poncin Yachts, David Etien a précisé à Boursier.com que sur une dette financière nette de 22 ME, un premier montant de 1,7 ME vient d'être été payé et un abandon de créance d'environ 10 Millions d'Euros a été obtenu. Cet abandon de créance qui réduit considérablement la fragilité financière de l'entreprise ne sera acquis qu'après remboursement de la moitié de la dette.
L'accord avec les banques comprend un rééchelonnement sur 7 ans du solde de la dette (environ 10 ME) avec des premières échéances allégées pour tenir compte du contexte probablement toujours difficile du secteur du nautisme dans les deux prochaines années (0,5 ME l'an prochain et 1 ME en 2011). L'échéancier comprend ensuite des remboursements de 1,5 ME les années suivantes (de 2012 à 2015) et 2,5 ME en 2016.
La direction de Poncin Yachts se déclare d'ailleurs prudente sur l'évolution du marché nautique dont le segment de la grande série devrait rester le plus sévèrement touché par la crise dans la durée. Poncin Yachts rappelle donc avoir abandonné sa production en série de voiliers d'entrée de gamme Harmony pour se concentrer sur un modèle de production à la commande. D'après David Etien, le groupe vise par ailleurs un niveau de chiffre d'affaires de l'ordre de 17 ME par an au cours des deux prochaines années pour son activité de catamarans Catana.
Au sujet de la stratégie de diversification récemment développée dans l'usine de Marans (près de la Rochelle), David Etien explique que cette réorientation effectuée depuis quelques mois occupe actuellement 4 à 5 personnes sur un effectif réduit à 68. Plusieurs marchés ont été remportés par Poncin Yachts pour des prestations de sous-traitance dans l'usinage, le modelage et la fabrication de pièces polyester dans des secteurs hors plaisance tel que le ferroviaire.
Au niveau des perspectives financières, Poncin Yachts espère tout d'abord améliorer son cash-flow d'exploitation (résultat opérationnel courant négatif de 6,2 ME sur l'exercice 2007-2008) et tendre vers un résultat net à l'équilibre hors éléments non récurrents. Pour David Etien, une division par deux du cash-flow d'exploitation négatif serait une première étape.