ALGER (AP) - L'Algérie a refusé samedi par la voix de son ministre de l'Energie Chakib Khélil de revoir à la hausse les prix domestiques du gaz, condition que lui impose l'Organisation mondiale du commerce (OMC) pour en devenir membre. "Il n'y aura pas de révision du prix du gaz sur le marché national", a indiqué M. Khélil sur les ondes de la radio nationale, en réponse à la question de savoir "si l'Algérie allait faire une concession sur les tarif du gaz dans ses négociations avec l'OMC". Chakib Khélil a estimé que "l'Algérie n'a pas à faire de concession et que sa
position sur la question du gaz reste inchangée et justifiée", expliquant que le prix du gaz sur le marché national comprenait tous les coûts (production, développement, transport ...) et que ce prix est déterminé par la loi algérienne sur les hydrocarbures. "L'Algérie ne doit pas augmenter le prix du gaz tout juste pour satisfaire une organisation et se rapprocher du prix à l'international",a-t-il encore insisté. Le processus de négociations entre l'Algérie et l'OMC, entamé en 1987, bute actuellement, entre autres, sur ce que la presse algérienne appelle "la double tarification du gaz", c'est-à-dire un tarif subventionné pour les besoins domestiques et un autre tarif, aligné sur le cours mondial pour le marché extérieur. AP xoao/jp