Renault se dit "optimiste" quant à la
conjoncture des prochains mois et du premier trimestre 2010 mais estime que "de grand points d'interrogations" se posent pour les mois suivants, déclare son directeur général délégué.
"La situation de notre carnet de commandes nous rend optimiste pour les prochains mois et pour le premier trimestre de l'année prochaine. Au-delà, il y a de grands points d'interrogation, ce qu'il faut c'est poursuivre les transformations chez Renault", a dit Patrick Pélata, qui s'exprimait au cours d'un Sommet sur l'automobile organisé par Reuters à Paris et Detroit. Il a ajouté que l'entreprise se préparait à faire face à des marchés difficiles en 2010.
Selon lui, le marché automobile européen devrait reculer de 8 à 10% l'an prochain.
"Nous devons nous adapter à la persistance de bas volumes. Il y a du potentiel pour davantage de réduction de coûts", a-t-il expliqué. Pour autant, les cessions d'actifs immobiliers programmées cette année, notamment en ce qui concerne l'externalisation, devraient rapporter moins que prévu compte tenu de l'amélioration des conditions de crédit constatées par Renault pour ses projets de financement.
Interrogé sur la situation difficile d'AvtoVaz, dont Renault contrôle 25%, Patrick Pélata a répondu que le groupe n'avait pas les moyens d'injecter davantage de liquidités dans la société mais qu'il participerait à la modernisation des installations du constructeur russe "à la hauteur de sa participation."
Il a par ailleurs souligné que le développement de son projet de véhicule électrique se déroulait conformément au calendrier prévu avec en ligne de mire, une première commercialisation en masse à partir de 2011.
Le P-DG Carlos Ghosn s'attend à ce que l'année 2010 soit à peu près au niveau de 2009 en Europe, voire légèrement meilleure. Selon lui, les marchés américains et émergents devraient redémarrer dès le premier trimestre 2010, tandis que pour le marché européen, il faudr... lire la suite de l'article sur Capital.fr