LONDRES & NEW YORK
Alors que la SEC veut encadrer fortement les activités
des « dark pools » aux Etats-Unis, l'Europe est confrontée au même
débat, les négociateurs acheteurs ayant une relation amour/haine avec
les échanges effectués de manière anonyme. Selon la société de conseil
et de recherche des marchés financiers TABB Group, le courtage par
l'intermédiaire de dark pools représenterait 4,1% de la consolidation
journalière sur les principaux marchés européens, et devrait passer
à 7% en 2010 du fait que les négociateurs acheteurs deviennent plus
avertis et possèdent les outils et un meilleur aperçu pour négocier dans
cet environnement où leur visibilité est limitée.
Selon Miranda Mizen, responsable chez TABB et auteur d'un nouveau
rapport d'analyse, « Les Dark Pools en Europe : Choix et complexité à la
veille du changement, » le système de négociation de blocs en est encore
à ses balbutiements en Europe. » Malgré une infrastructure de courtage
bien établie sur le marché paneuropéen à couches multiples, du côté
acheteur on en est toujours au stade de l'adoption et de l'amélioration
des outils et du côté vendeur à celui de l'extension des algorithmes
d'intelligence, et les négociateurs ont signalé à TABB avoir besoin d'un
temps d'adaptation.
Sur les marchés financiers, les algorithmes deviennent plus efficaces
pour prévenir la fuite d'informations et identifier les opportunités
croisées, et les agrégateurs
de liquidités deviennent de plus en plus sophistiqués. Les données
sont disponibles pour ceux qui savent ce qu'ils veulent, quand ils le
veulent et qui ont les moyens de les traiter quand ils les reçoivent.
Cependant, dans un marché européen très changeant, le côté acheteur a le
choix parmi une pléthore d'algorithmes ; ce qui amène le TABB Group à
relever huit questions que les négociateurs acheteurs devraient se poser
à propos de la stratégie
« dark pool » de leur courtier afin de déterminer quel ordre à
négocier et où, quand et comment le négocier.
Selon Mizen, le cadre réglementaire en attente de révision en Europe
devrait apporter plus de clarté, réexaminer les dérogations de la
directive MiFID et enlever toute ambiguïté concernant les dark pools,
imposant ainsi ce système
de négociation de blocs comme une alternative légitime et
complémentaire des marchés institutionnels. « La réglementation pourrait
limiter l'expansion sans entraves des dark
pools par un relèvement de la barre au niveau de la libre
concurrence, mais elle va également marginaliser ceux disposant de
liquidités dérisoires. » Les normes de reporting actuelles, le spectre
d'une révision du cadre réglementaire et le manque de volume dans
certains marchés ont engendré une incertitude quant au volume négocié
dans les dark pools et une réticence à partager.
TABB Group estime que 33 dark pools sont gérés par un ensemble de
courtiers, structures de négociation multilatérales (MTF) et bourses,
mais un vaste choix « n'améliore pas de facto la qualité du système de
négociation de blocs », déclare Mizen. À moins que la réglementation ne
devienne une barrière, le TABB Group pense que le nombre de dark pools
continuera à augmenter, mais « en jouant un rôle de répartiteur des
liquidités, cela nuira au côté acheteur en raison de la difficulté
grandissante à trouver des liquidités sans fuite d'informations, » et
renforcera également le besoin d'une méthode d'agrégation plus
intelligente.
La connaissance, les outils, la visibilité et la normalisation
engendrent une demande de différenciation et d'innovation plus
importante ; ce qui entraînera une concentration des liquidités dans les
environnements les plus sophistiqués. Si procurer de la transparence sur
les marchés financiers et occulter ses mécanismes semble juxtaposé dès
qu'il s'agit de liquidités
des dark pools, c'est parce que le changement est en cours. « Le
meilleur reste à venir car la dynamique d'innovation s'affirme et on
fait monter les enchères pour attirer les flux d'ordres vers les dark
pools ; mais seul le plus sophistiqué sera capable de montrer le genre
de valeur pour laquelle le côté acheteur est disposé à payer une prime,
» conclut Mizen.
Ce rapport de 25 pages illustré de 12 tableaux repose sur des entretiens
menés auprès de 16 négociateurs acheteurs de premier plan en Europe et
aux Etats-Unis, et inclut une analyse et des données sur le système de
négociation de blocs, tirées de l'étude publiée par le TABB Group, «
Courtage de titres européens 2009 : Contreparties, Capital et Contrôle,
» et réalisée à la suite d'entretiens avec 53 négociateurs acheteurs sur
les principaux marchés européens. Il couvre la compensation journalière
estimée en Europe, l'environnement des dark pools dans la chaîne
d'exécution, les différents types de dark pools, la protection des flux
d'ordres par le biais de trois domaines d'innovation, à savoir :
fonctionnalité, agrégation et visibilité, les structures de propriété
relatives au système de négociation de blocs, le choix entre le courtage
institutionnel et par blocs ou les deux, ainsi que la croissance estimée
des dark pools en Europe pour la période 2005-2010.
Les clients de TABB Group Research Alliance Equity et certains médias
autorisés peuvent télécharger le rapport sur http://www.tabbgroup.com/login.aspx.
Pour un résumé ou acheter ce rapport, veuillez vous rendre sur http://www.tabbgroup.com
ou écrire à info@tabbgroup.com.
A propos de TABB Group
Possédant des bureaux à New York et Londres, TABB Group est la seule
société de conseil stratégique et de recherche des marchés financiers
s'intéressant exclusivement aux marchés des capitaux. Fondée en 2003 et
basée sur la méthodologie de recherche éprouvée basée sur des entretiens
de « connaissance à la première personne » développée par son fondateur
Larry Tabb, le TABB Group analyse et quantifie la chaîne de valeur des
investissements du fiduciaire, gestionnaire de patrimoine, courtier, de
la bourse et du dépositaire, aidant les chefs d'entreprise de premier
plan à réellement mieux comprendre les questions relatives aux marchés
financiers. Pour de plus amples informations, veuillez visiter www.tabbgroup.com.
Le texte du communiqué issu d'une traduction ne doit d'aucune manière
être considéré comme officiel. La seule version du communiqué qui fasse
foi est celle du communiqué dans sa langue d'origine. La traduction
devra toujours être confrontée au texte source, qui fera jurisprudence.
martinrabkinink
Martin Rabkin, 914-420-5739
mrabkin@martinrabkinink.com