Le coup de tabac de vendredi en Europe et aux Etats-Unis se répercute logiquement ce matin en Asie... Les chutes sont toutefois relativement contenues par rapport à celles de vendredi en Occident (-2,5% pour le
Dow Jones (
actualité) , -2,8% pour le CAC 40 (Paris:
actualité) ) Le
Nikkei (
actualité) reperd 2,1%, Hong Kong cède 1,7% et Taiwan limite son retard à -0,1%. Séoul redonne 1,8%, tandis que Singapour perd 0,3% et Sydney recule de 1%. Comme souvent désormais, Shanghai s'affiche à contre-courant, regagnant 1,3% après l'annonce d'un indice des directeurs d'achats meilleur que prévu en octobre dans le secteur manufacturier. L'indice a atteint 55,2 contre 54,3 un mois plus tôt, sa 8ème hausse d'affilée, confirmant l'accélération de la reprise en Chine.
Dans la région, les valeurs liées aux matières premières, les exportatrices et les bancaires mènent la baisse, après la publication vendredi d'un repli de la consommation des ménages américains en octobre (baisse néanmoins anticipée par les économistes). De plus, au Japon, une nouvelle avancée du Yen à son plus haut niveau depuis trois semaines pénalise les valeurs exportatrices (sous les 90 unités).
Parmi les valeurs les plus touchées, le négociant japonais en matérieux de base, Mitsubishi Corp (MBC.IL - actualité) , et son rival Mitsui perdent entre 3,5% et 4%. Le groupe d'électronique grand public Sony (Munich: 853687 - actualité) plonge de près de 6% et le premier constructeur automobile nippon, Toyota Motor (Francfort: 853510 - actualité) , relâche plus de 2%. Le courtier japonais Daiwa Securities perd environ 5%, tandis qu'à Sydney, le groupe minier BHP Billiton (London: BLT.L - actualité) cède 2% et son concurrent Rio Tinto (London: RIO.L - actualité) recule de 1,5%.
A noter toutefois que les "futures" sur l'indice américain S&P 500 (actualité) sont en léger rebond ce matin (+0,3% après une chute de 2,8% de cet indice vendredi) malgré l'annonce de la faillite de CIT ce week-end. Côté indices, l'ISM manufacturier, qui sera publié cet après-midi à 16H00 (heure de Paris), devrait s'afficher à 53 pour octobre, au plus haut depuis août 2006, selon un panel d'économistes sondés par l'agence 'Bloomberg'.