Un jour, c'est RHJ International, un fonds d'investissement belge ; le lendemain, Beijing Automotive, un constructeur automobile chinois. Et Fiat est toujours intéressé... Pas un jour ne passe sans une nouvelle 'fuite' sur l'acquéreur potentiel d'Opel, le constructeur automobile européen que son propriétaire américain, General Motors (GM), cherche à vendre.
Les esprits distraits en oublieraient presque que GM a déjà signé il y a un mois un accord prévoyant de vendre Opel à l'équipementier automobile canadien Magna. Mais l'accord n'est pas encore définitif, et, en attendant, le groupe américain cherche à obtenir des concessions supplémentaires de l'acheteur.
Les rumeurs sur d'éventuels repreneurs concurrents font partie de ce jeu tactique. Mais GM semble oublier que c'est le gouvernement allemand qui choisira le gagnant à la fin de la partie. Berlin a offert une garantie publique pour plus de 3 milliards d'euros de crédits à Opel et, dès la signature de l'accord avec Magna, fin mai, a fourni au constructeur un crédit-relais de 1,5 milliard d'euros pour l'aider à faire face à ses échéances.
Mais, même avec ces engagements, GM ne peut agir entièrement à sa guise : ce que Berlin a accordé peut toujours être repris.
Vu de l'autre côté du Rhin, Magna était un meilleur repreneur que Fiat, parce qu'il s'engageait à maintenir davantage d'emplois en Allemagne. GM, de son côté, préférait aussi l'offre canadienne parce qu'elle comportait un apport de cash, contrairement à la proposition de reprise du groupe italien.
Mais le gouvernement allemand se préoccupe sans doute aussi de la viabilité à long terme d'Opel et de la crédibilité sur ce sujet des plans de reprise.
On ne sait si Berlin considère comme crédibles les plans proposés par les autres candidats - RHJ, Beijing Automotive ou autres. Ce qui est certain, en revanche, c'est que les responsables politiques allemands verraient d'un très mauvais oeil toute tentative de brider à l'avance les possibilités de croissance d'Opel. Or c'est ce que GM semble exiger dans ses négociations avec Magna.
Toute la crise financière avec LeMonde.fr
Lire les autres articles du Monde.fr :
... lire la suite de l'article sur Le Monde.fr
Cinq ans de prison requis à l'encontre des anciens patrons de Thomé-Génot
Les pratiques sociales d'Osram devant la justice
Les Bourses clôturent en forte baisse, assommées par les chiffres de l'emploi américains
Manifestation historique à Monaco
Vincent Peillon : 'Nous avons eu le gouvernement le plus imprévoyant sur la crise'