Paris et les Bourses européennes ont fortement chuté jeudi après l'annonce d'une détérioration plus importante que prévu de la situation de l'emploi aux Etats-Unis.
L'indice CAC 40 a plongé de 3,13% à 3.116,41 points, son plus bas du jour, dans un volume limité de 3,0 milliards d'euros.
"Nous estimons toujours que la correction du marché n'est pas finalisée. Nous conservons donc notre opinion négative à court terme", dit Alexandre Le Drogoff, analyste technique chez Aurel BGC, qui voit le CAC aller tester un premier support à 3.040 points.
Les autres grandes places européennes ont également plongé. Londres a perdu 2,45% et Francfort 3,81%. Du côté des indices paneuropéens, l'EuroStoxx 50 a perdu 3,05% et l'EuroFirst 300 2,45% tandis que Wall Street dégringolait.
Le nombre de destructions d'emploi aux Etats-Unis a atteint en juin 467.000, soit 100.000 de plus que les 363.000 attendues par le marché. La statistique de mai a été révisée en hausse (345.000 après une annonce initiale de 322.000 destructions). Le taux de chômage atteint 9,5% contre 9,6% attendu et 9,4% en mai.
Total (-3,77%), BNP PARIBAS (-3,26%) et Axa (-5,42%) ont été les principaux contributeurs à la baisse du CAC 40 dont aucune valeur n'a fini dans le vert.
Alcatel-Lucent (-5,76%) a accusé la plus forte baisse de l'indice après que l'équipementier télécoms a dit s'attendre à un repli de 8% à 12% du marché mondial.
Air France-KLM a chuté de 5,32%. Selon La Tribune, la compagnie ne prévoit pas de croissance rentable avant 2011-2012.
Raoul Sachs, édité par Jean-Michel Bélot