Wall Street, après avoir clôturé en hausse hier (le Dow Jones (
actualité) a fini sa course en augmentation de 0,68% à 8.504 pts, et le
Nasdaq (NASDAQ:
actualité) a repris 0,58% à 1.845 pts), s'oriente en vive baisse ce jeudi en pré-séance. Les investisseurs viennent en effet de prendre connaissance des chiffres mensuels du chômage (selon le Département au Travail US) nettement supérieurs aux attentes des analystes. Néanmoins, les inscriptions hebdomadaires nouvelles au chômage ressortent, de leur côté, légèrement meilleures qu'attendues. Les intervenants boursiers suivront également à 16h l'annonce du Département au Commerce concernant les commandes industrielles du mois de mai.
Selon le Département au Travail US ce jeudi, les États-Unis ont donc détruit encore 467.000 emplois non-agricoles en juin 2009, ce qui ressort nettement supérieur au consensus des économistes qui tablait sur 365.000 destructions de postes. Le taux de chômage se fixe à 9,5% en juin, contre 9,4% en mai. Le consensus tablait sur un taux de 9,6%. Depuis le début de la récession identifié en décembre 2007, les Etats-Unis auraient détruit environ 6,5 millions de postes non-agricoles. Les destructions de postes auraient été en fait de -519,000en avril contre -504,000 précédemment évalué, et de -322,000 en mai contre -345,000 auparavant estimé.
Le Département US au Travail vient d'annoncer que les inscriptions hebdomadaires nouvelles au chômage, sur un rythme ajusté des variations saisonnières, ont reculé de 16.000 pour la semaine close au 27 juin pour s'établir à 614.000. Un chiffre légèrement meilleur qu'attendu puisque le consensus Bloomberg tablait sur 615.000 nouvelles demandes. La moyenne à quatre semaines atteint 615.250 pour la période terminant le 27 juin. Un chiffre en baisse de 2.750 par rapport à la semaine précédente. Le taux de chômage indemnisé lors de la semaine close le 20 juin atteint 5%, en baisse de 0,1 points par rapport à la semaine précédente. Le nombre de chômeurs indemnisés sur la même période s'établit à 6,76 millions, en repli de 53.000 par rapport à la semaine précédente. Le consensus anticipait un chiffre de 6,74 millions.
VALEURS A SUIVRE
Philip Morris International. Le groupe annonce le rachat des opérations sud-africaines de Match AB pour 1,75 Milliard de Rands soit environ 222 M$. La branche sud-africaine du groupe suédois qui possède les marques Boxer, Best Blend et Taxi, avait réalisé un chiffre d'affaires de 687 Millions de Rands l'année dernière. Dans une déclaration, Jean-Claude Kunz, président de Philip Morris Europe de l'Est, Moyen-Orient et Afrique, a dit que l'accord "représente une excellente opportunité stratégique pour notre entreprise en Afrique du Sud", pays qui représente un "marché important"...
AIG. Le groupe Zurich Financial Services a déclaré avoir achevé la reprise de deux unités d'assurance automobile d'American International Group (NYSE: AIG - actualité) (AIG). Dans le même temps, Zurich Financial a revendu '21st Century Insurance' et 'Agency Auto' (deux anciennes unités d'AIG) à Farmers Exchanges pour 1,4 Md$. Zurich Financial ne détient pas le groupe Farmers Exchanges mais le dirige ce qui signifie que le groupe suisse générera des revenus des activités des ces unités d'assurances. Par ailleurs, American International Group a annoncé qu'il va vendre 100% de ses parts dans Inversora Pichincha et Interdinco (ses opérations de crédit à la consommation en Colombie) à la Banco Pichincha of Ecuador et à d'autres parties. Les termes de la transaction n'ont pas été divulgués. La transaction doit être approuvée par l'Ecuador Superintendency of Finance et la Colombia Superintendency of Finance.
General Motors (NYSE: GM - actualité) . D'après le Wall Street Journal, General Motors, en ce moment sous la protection du Chapitre 11, devrait être réintroduit en bourse l'année prochaine. Lorsque GM quittera le Chapitre 11 (probablement ce mois-ci), le WSJ explique que le gouvernement américain détiendra 60% du nouveau GM, et le gouvernement du Canada ainsi que le syndicat de retraite détiendra le reste. Le rapport du journal explique également que les gouvernements US et canadien s'attendent à se défaire de leur participation au plus tard en 2018 mais sans expliquer de qu'elle manière cela va se faire.
Lear Corp. L'équipementier automobile de Southfield, Michigan, Lear Corp (deuxième fabricant mondial de sièges automobiles) est la dernière victime en date de l'industrie automobile américaine. En effet, le groupe s'est placé hier soir sous la protection du Chapitre 11 de la loi sur les faillites et espère ainsi restructurer sa dette sous surveillance judiciaire. Lear indique qu'un groupe de créanciers, dirigé par les banques Citigroup (NYSE: C - actualité) et JPMorgan Chase, et titulaires de dette garantie, lui avait accordé un prêt de 500 Millions de dollars afin de permettre le fonctionnement du groupe pendant la période de faillite. Le groupe estime que cette mise en faillite et la façon la rapide et la plus efficace pour se désendetter. A noter que le placement sous Chapitre 11 de Lear ne concerne que ses activités américaines. Lear emplois 80.000 personnes dans le monde à travers 36 pays. Il s'agit de la 13ème plus importante faillite aux Etats-Unis cette année.
Continental Airline. La compagnie aérienne américaine a annoncé hier soir une baisse de 6,5% de son trafic passagers au mois de juin mais une progression de 1,1% de son ton d'occupation à 84,8% grâce à une baisse de 7,8% des capacités.
Johnson & Johnson (NYSE: JNJ - actualité) . Le groupe est parvenu à un accord pour acquérir des actifs et des droits liés au programme Alzheimer du groupe irlandais Elan (Dublin: DRX.IR - actualité) et de Wyeth (NYSE: WYE - actualité) . Le groupe J&J va également investir 1 Md$ dans Elan afin de détenir 18,4% des parts du groupe. Johnson & Johnson, au travers de sa filiale, devra assumer et continuer les activités de l'Elan avec Wyeth et d'abord engager jusqu'à 500 millions de dollars pour poursuivre le développement et le lancement des activités de bapineuzumab. Elan aura droit à une part de 49,9% des bénéfices et des royalties sur la commercialisation du produit. L'opération aura un impact dilutif estimé entre 0,02 et 0,03$ sur le bpa ajusté 2009 de J&J.