Le gouvernement irakien a donné son aval mercredi à la signature d'un accord avec British Petroleum et CNPC pour l'exploitation du plus grand gisement pétrolier du pays, à Roumaïla, mais il a rejeté la totalité des autres offres qui lui ont été soumises.
L'appel d'offres lancé par Bagdad pour l'exploitation de six de ses champs pétroliers et de deux gisements de gaz n'a pas rencontré, mardi, le succès escompté.
Seul le consortium conduit par BP, dans lequel figure le chinois China National Petroleum Corp (CNPC), a décroché un contrat pour le gisement de Roumaïla.
Pour les sept autres exploitations mises en adjudication, le ministère irakien du Pétrole a seulement reçu des propositions revues à la baisse.
Certaines compagnies ont soumis de nouvelles offres, dont le contenu n'a pas été rendu public, dans la nuit de mardi à mercredi mais le gouvernement, qui les a examinées mercredi, les a toutes rejetées.
On ne sait pas si la décision de l'exécutif irakien est définitive.
Le premier grand appel d'offre des Irakiens depuis l'invasion américaine en 2003 a montré l'écart qui existait entre les attentes du gouvernement irakien et les efforts que les compagnies pétrolières étaient prêtes à consentir.
Bien que l'or noir irakien soit l'un des moins chers du monde à extraire, les consortiums étrangers n'étaient pas prêts à se soumettre aux exigences financières de Bagdad.
Ahmed Rasheed, version française Pierre Sérisier et Gwénaelle Barzic