Par Christophe Voisin Espoir. Le retour de la croissance économique est actuellement au moins aussi attendue que celle du Messie... Le marché boursier a repris de la hauteur depuis son point bas du mois de mars sur l'espoir justement que l'amélioration de la
conjoncture devienne bientôt tangible... Pour le moment, on ne peut pas dire que les clignotants soient passés au vert en Europe... Le seul élément positif provient d'un infléchissement de la vitesse de la dégradation de la conjoncture !... de la à parler de reprise, on en est encore loin pour le moment. Cet espoir pourrait se concrétiser début 2010 mais il convient de demeurer prudent. La montée du chômage devrait en effet continuer de miner le moral des ménages pendant de longs mois...
Relance. On misera davantage sur les plans de relance étatiques dont l'effet devrait progressivement se faire sentir. Les valeurs liées aux infrastructures devraient ainsi en bénéficier largement. Parmi elles, Schneider pourrait donc avoir mangé son pain noir au cours du premier semestre 2009. L'évolution des revenus de la société pourrait ainsi s'avérer mieux orientée sur la seconde partie de l'exercice en cours. A ce stade, le groupe de matériels électriques envisage une baisse de 15% de ses revenus sur 2009. Cette prévision s'avère d'ailleurs plus pessimiste que celle qui prévalait en début d'année. L'état major du groupe affiche ainsi une grande prudence qui pourrait s'avérer excessive...
2009. Afin de faire face à cet environnement difficile, Schneider a décidé d'accélérer son programme de réduction de coûts. Avant charges de restructurations, la marge opérationnelle sur le millésime actuel devrait ressortir autour de 12%, le groupe n'a d'ailleurs pas à rougir de cette performance... La profitabilité demeure ainsi largement positive, en dépit d'une baisse des ventes très sensible. En bourse, la valorisation du groupe ne prend pas en compte le potentiel d'amélioration des marges lié à la baisse du point mort. Nous estimons ainsi que le titre Schneider mérite le détour dans les cours actuels. Moyen terme.